AYURVÉDA

Pour rétablir l’équilibre perdu, le praticien ayurvédique dispose d’une foule de techniques visant à transformer le corps et l’esprit. Il pourra élaborer un régime alimentaire adapté aux besoins spécifiques de la personne, recommander des préparations d’herboristerie ou d’aromathérapie, des cures de désintoxication, des massages, des exercices de yoga, des séances de méditation, bref, tout un programme destiné à modifier le mode de vie de la personne.

La diététique occupe une place privilégiée en médecine ayurvédique. Chaque aliment et chaque plante médicinale sont constitués, en proportion variable, des mêmes 5 éléments qui forment le corps et la psyché. Les propriétés ainsi conférées aux aliments et aux plantes par les éléments qui les composent sont mises à contribution pour aider la personne à rééquilibrer ses doshas. Par exemple, les légumes verts, les crudités, les légumineuses et la viande de boeuf stimulent le Vata, tandis que les produits laitiers, les noix, le poulet, les poissons et les fruits de mer le calment. Le choix, la combinaison et la préparation des aliments font partie du programme thérapeutique élaboré par le praticien.

Plusieurs plantes de la pharmacopée ayurvédique ont fait l’objet d’études scientifiques probantes en Inde et en Occident. Pour s’en rendre compte, il suffit de consulter des fiches qui traitent de plantes couramment utilisées en Ayurveda, comme la gomme guggul, le curcuma (voir curcuma (psn)), le fenugrec, la boswellie et le gymnéma. Ces plantes se sont avérées efficaces pour traiter des affections aussi diverses que l’arthrite, l’hypercholestérolémie, les maladies de la peau, la toux, les déficiences du système immunitaire, etc.

Cependant, le praticien ayurvédique fait rarement appel à une seule de ces plantes à la fois. Il emploiera plutôt des mélanges complexes, appelés râsâyana, dont l’effet global serait synergique. Des chercheurs de l’École de médecine de l’Université de l’Ohio aux États-Unis ont étudié une des plus connues de ces râsâyana, l’Amrit Kalash, pour en déterminer l’activité pharmacologique. Des essais in vitro et d’autres menés sur des animaux ont démontré que la préparation faisait augmenter la production de lymphocytes en présence d’un agent pathogène ou d’un cancer, qu’elle inhibait l’agrégation plaquettaire et qu’elle possédait de puissantes propriétés antioxydantes Selon le Dr Hari Sharma, qui présidait à tous ces essais, « il est fascinant de voir que la recherche scientifique moderne démontre que cette préparation a pour effet de renforcer le terrain, le système immunitaire et les mécanismes de l’homéostasie, comme il est écrit dans les anciens textes de l’Ayurveda ».

En Occident l’usage que l’on fait de ces remèdes relève davantage de notre approche pharmacologique allopathique que de l’approche holistique ayurvédique. Mais l’intérêt manifesté pour la pharmacopée ayurvédique y est en pleine croissance. Le Dr Vladimir Badmaev, directeur scientifique et médical du groupe Sabinsa, un fournisseur de plantes ayurvédiques, croit que « les connaissances accumulées par les praticiens de l’Ayurveda au fil du temps peuvent aider la science médicale moderne à découvrir de nouveaux médicaments efficaces et sûrs ».

 

source: http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=ayurveda-th-les-strategies-de-traitement-en-medecine-ayurvedique

 

 

 

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